Un commerce de bouche n'a pas besoin d'un seul papier, mais d'une combinaison de plusieurs supports selon le produit et l'étape (vitrine, conservation, transport).
Le papier paraffiné est enduit d'une fine couche de paraffine végétale qui le rend résistant à l'humidité tout en laissant respirer l'aliment. Il n'arrête pas totalement l'oxydation, ce qui permet à la viande de continuer sa maturation — c'est pourquoi il est couramment recommandé par les organismes professionnels de la boucherie-charcuterie. Il convient aussi très bien aux fromages frais ou à croûte, qui ont besoin d'un minimum d'aération pour ne pas développer d'humidité excessive.
Le papier ingraissable (ou anti-graisse) est un kraft blanchi traité dans la masse, résistant aux graisses et au sang sur ses deux faces. Il est adapté aux viandes comme aux poissons, et reste l'un des formats les plus économiques pour un usage quotidien en comptoir.
Le papier thermoscellable est enduit de polyéthylène et se soude à la chaleur, ce qui en fait un support étanche à l'eau, au gras et à l'air — idéal pour des conditionnements destinés à la congélation ou à une conservation prolongée.
Le papier anti-dessiccation (PAD) est utilisé au contact direct de la viande pour limiter le noircissement des bords de découpe et retenir le sang ; il est particulièrement utile en chambre froide ou pour les pièces exposées en vitrine plusieurs heures.
Le papier boucherie duplex, composé de cellulose blanche recyclée associée à une fine couche de polyéthylène, résiste à la fois à l'eau, aux graisses et au sang, et supporte bien les découpes contondantes comme les os.